Comprendre le stress pour mieux le gérer!

Mis à jour : 13 juil. 2020



A vous aussi, il vous arrive de vous faire dépasser par les événements ? A force de tellement anticiper ce qu’il peut arriver, vous avez un plan A, un plan B, un plan C,…Autrement dit, tellement de plans de replis que vous vous y perdez ? Tellement de projets, de sous projets à faire en peu de temps que vous ne savez même plus par où et comment commencer car tout se brouille dans votre tête ? Et tout ça fait que vous vous laissez submerger petit à petit par le stress et que cela peut même virer jusqu’à la panique ? Ou est-ce le contraire 😉 ?


Cette semaine, je ne peux pas dire que j’ai brillé par la gestion de mon stress mais je me dis évidement que j’aurais peut-être pu faire mieux. Mais n'ai-je pas déjà fait bien mieux qu’avant? Vous suivez 😉 ? Je suis une personne anxieuse qui aimerait contrôler les choses. Le fait qu’un événement ou une personne change mes plans en last minute, le fait de me rajouter des tâches et le fait de voir ma to do list se rallonger sont clairement des facteurs anxiogènes et donc de stress. Au fil du temps et de ma formation de coaching, j’ai découvert des outils qui me permettent une meilleure gestion du stress. Alors, j’ai envie de les partager avec vous !

Avant de parler d’outils qui permettent de mieux gérer le stress, il est important de comprendre d’où vient le stress. Pour cela, il faut faire appel à vos bases de biologies et de neurosciences. Je dis bien vos bases, ne partez pas en stress hein 😉


Notre cerveau est en réalité constitué de trois cerveaux distincts, complémentaires et interagissant ensemble en permanence.

1. Le cerveau reptilien, qui est le plus ancien assure les fonctions vitales (respiration, fréquences cardiaques, etc.). Il est de l’ordre du réflexe et donc de la survie. C’est lui qui nous fait fermer les yeux quand une balle arrive droit dans notre figure, qui nous fait piler (ou pas) sur les freins quand la voiture devant nous s’arrête brusquement.

2. Le cerveau limbique abrite les émotions, nos apprentissages, notre intuition et notre motivation. Il se base sur nos croyances et nos valeurs pour définir nos actions et nos réactions. Pour nous faire gagner du temps et de l’énergie, il a créé ses propres raccourcis. C’est donc lui qui nous met en mode automatique et gère notre train train quotidien. Il a un accès direct et facile à notre conscience.

3. Le néocortex, centre de contrôle de l’intelligence global, est le siège du raisonnement, de l’analyse, du vocabulaire mais aussi de la pensée abstraite et de la créativité. Il favorise le changement, la gestion des situations complexes,…. Il a un accès difficile et indirect à notre conscience.



Pourquoi je vous parle de neurosciences ? Tout simplement parce qu’il est capital de comprendre que le stress est une réaction physique normale face à des événements que le cerveau considère comme un danger, une menace. Qui dit menace dit appel au cerveau reptilien pour agir vite soit en fuyant et en évitant la menace soit, au contraire, en nous paralysant et en nous empêchant de bouger. Souvent, le cerveau limbique s’invite en nous mettant en mode robot automatique et libère les émotions associées.


Autrement dit que se passe-t-il quand le stress nous tombe dessus ? Il s’agit d’une situation où notre système limbique ne laisse pas place au Néocortex qui est pourtant bien mieux équipé pour gérer des situations complexes.


==> Le stress est donc lié à une erreur, à un dysfonctionnement cognitif car nous ne sommes pas capables de recruter le bon circuit cérébral.


Je sens votre impatience et vous vous demandez en quoi cela va vous aider à mieux gérer votre stress ? En prenant conscience que votre stress s’invite quand vous faites appel au mauvais cerveau !


Personnellement, cela m’a aidé pour prendre du recul, pour mieux raisonner et pour faire appel à ma créativité. Par exemple quand un événement inattendu arrive et chamboule mon emploi du temps, j’avais tendance à être contrariée et me laisser submerger par le stress. Aujourd’hui, je prends conscience que mon niveau de stress est en train de monter. Je réalise donc que je fais appel au mauvais cerveau. Je me pose deux minutes. Je regarde la situation, je me demande en quoi c’est un problème et comment je peux le contourner. Généralement, mon niveau de stress diminue car je réalise qu’une solution facile est à ma portée.


Un autre élément qui permet de mieux gérer son stress est de comprendre quels sont vos facteurs déclencheurs : quelles situations, quels événements peuvent chez vous engendrer des réactions qui ne sont pas toujours adaptées à la situation et qui vont vous manger beaucoup d’énergie au point de vous sentir exténués ? Découvrir ces facteurs vous permettront de mieux anticiper votre stress car vous saurez alors faire appel à votre cerveau néocortex pour prendre plus facilement du recul face à la situation. Vous pourrez aussi expliquer à votre entourage (privé ou professionnel) quels sont vos facteurs déclencheurs et voir avec eux comment les éviter.


Par exemple, l’un de mes facteurs déclencheurs est le manque d’indications claires et précises quand on me donne un projet. Je n’ai pas besoin qu’on me tienne la main mais j’ai besoin qu’on me dise l’objectif du projet, ce que l’on attend concrètement de moi et une deadline. Je peux réaliser le projet en ayant peu d’indications mais cela génère chez moi beaucoup d’anxiété et de stress. Dès lors, je suis allée voir mon ancien directeur (quand j’étais encore une employée) et je lui ai expliqué ma situation. Je lui ai demandé d’être plus précis (d’une manière très diplomate 😉). Il a fait des efforts, pas à chaque fois, mais cela a clairement eu un impact positif et a réduit mon niveau de stress.


==> Prendre conscience de ses facteurs déclencheurs permet de mieux se connaître, d’anticiper en faisant appel au bon cerveau et aussi de conscientiser son entourage. Pour cela, je vous encourage à noter pendant 10 jours toutes les situations qui a généré du stress chez vous. Après, il vous suffira de faire des regroupements car vous verrez que ce sont souvent les mêmes situations.


Je voulais indiquer encore quelques outils mais prendre conscience de ces deux éléments sont déjà une sacrée étape ! Cela parait facile sur le papier mais prendre le temps d’écrire toutes les situations qui déclenchent le stress est déjà une bonne étape. Si, en plus, vous commencez à essayer de faire appel au néocortex, de faire appel à votre créativité, à votre flexibilité, alors je vous dis chapeau bas !


Je garde donc mes autres outils pour la semaine prochaine 😉 Promis, on continue sur ce thème car le stress peut avoir un impact considérable sur nos pensées, notre humeur et nos actions. Cela nous impacte directement mais aussi a un impact sur notre entourage privé et/ou professionnel.


Vous voulez approfondir le sujet, vous voulez un coup de pouce ? La gestion et la réduction du stress sont des sujets qui reviennent régulièrement en coaching. Que ce soit via skype, en face à face à Rhode-Saint-Genère ou à Bruxelles, n’hésitez pas à me contacter pour une séance de coaching découverte.

Je vous souhaite un beau Week-end!

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AMELIE TRANSITION COACH

Bruxelles

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