Dear stress, let's break up!



Je me demande parfois si nos parents, nos grands-parents faisaient face à autant de stress que nous. Evidemment, ils connaissaient des situations stressantes (payer le loyer, s’occuper des tâches du quotidien, etc.) mais je me dis que le rythme devait tout de même être moins soutenu. Ben oui, quand il envoyait un courrier, il avait au moins une semaine avant de recevoir un retour 😉 Le truc inimaginable aujourd’hui où on traite au bas mots 100 mails par jour….. Je me dis que ce rythme plus soutenu, tous ces échanges d’informations jouent autant en notre faveur qu’en notre défaveur. Ou alors, gérait-il tout simplement mieux leur stress ?


Enfin quoiqu’il en soit, le stress est selon certains spécialistes le mal de notre siècle. Et disons-le franchement, ce n’est pas prêt de s’arrêter. Alors autant apprendre dès aujourd’hui à mieux le gérer afin de diminuer les effets indésirables psychiques et physiques.


La semaine passée, je vous donnais deux conseils de base pour mieux le gérer :

1. Identifier les facteurs déclencheurs du stress. Avez-vous eu l’occasion de faire une liste de tous ces moments où vous avez senti le stress pointé le bout de son nez? Si ce n’est pas le cas, il est toujours temps 😉

2. Apprendre (parce que oui il s’agit d’un apprentissage) à se rendre compte qu’on fait appel au mauvais cerveau. Le stress arrive quand le cerveau limbique se met en action. Pour rappel, il est le siège des émotions et du pilotage automatique. Or pour traiter des événements stressants, mieux vaut faire appel au néocortex, centre de la créativité et de la gestion des situations complexes. Comment apprendre ? Juste en y prenant conscience. C’est comme faire du jogging, il faut y aller progressivement et régulièrement pour que cela devienne automatique.


Il existe plusieurs autres méthodes pour diminuer le stress mais aujourd’hui, j'ai envie de parler d’une que j’utilise particulièrement pour le moment : La Matrice D'Eisenhower. Derrière ce nom pompeux se cache un outil particulièrement utile et efficace lorsqu’on doit gérer un grand nombre de tâches, de projets. Il peut s’agir aussi bien de choses à faire dans la sphère privée (aller faire une course, chercher son enfant à l’école, passer au dressing, aller courir, appeler une amie, etc.) que dans la sphère professionnelle (un nouveau client à contacter, passer à l’onem, appeler la banque, un rendez-vous avec son directeur), voire les deux mélangées (sinon ce ne serait pas drôle 😉). Notre liste de choses à faire et à penser devient trop complexe pour notre cerveau limbique (oui j'y reviens, désolée pour ceux qui n'aiment pas les sciences) et du coup, ne sachant pas comment traiter ce flux de tâches, nos émotions prennent le relais. Anxiété, abattement, ...apparaissent et se transforment en stress. Si vous n'arrivez pas à faire appel spontanément au néocortex, la matrice d’Eisenhower est votre alliée idéale.


Trêve de blabla et passons au concret ! Voici comment utiliser cette méthode et vous allez voir à quel point c’est simple.


1. Prenez 5 minutes au calme pour lister toutes les tâches, les choses à faire. N'y mettez aucun filtre. Il faut TOUT mettre sur papier, même les choses les plus anodines (ex: chercher les yaourts au magasin;) )

2. Dessinez la matrice suivante sur un papier ou sur votre ordi (powerpoint, Trello (web), etc.) et posez-y deux axes. L’un détermine l’importance d’une activité, l’autre son urgence. Essayez de définir à l’avance ce que signifie urgent et important par quelques critères. Vous voilà donc avec une matrice de 4 blocs distincts.

Les tâches qui sont à la fois importantes et urgentes doivent retenir toute votre attention. Celles qui ne sont ni importantes ni urgentes doivent être laissées de côté, voir abandonnées. Au milieu se trouvent les tâches qui peuvent être soit planifiées dans un futur proche, soit déléguées.

3. Prenez le temps (ne bâclez pas cette étape) de prendre chacune des tâches à faire et demandez-vous si c'est urgent ou si cela peut un peut attendre ? Et est-ce important ? En fonction de vos réponses, vous la placerez sur la matrice.

4. Toutes les tâches de vos différents projets sont posées sur la matrice. Il est temps de prendre du recul. Vous verrez que certaines choses sont importantes et urgentes. Elles sont prioritaires et à faire au plus vite. Vous vous apercevrez également que d’autres que vous estimiez devoir faire tout de suite ne sont, finalement, soit pas si importantes et/ou si urgente et peuvent être remises à demain, déléguées ou 'ont même plus d’utilité !


J'utilise cette méthode actuellement. J'ai beaucoup de projets en tête et bien que j'adore ça, cela engendre aussi un sentiment de stress. J'ai l'impression que tout est urgent, que rien n'avance et je ne sais plus par où commencer. Cet outil me permet de prendre du recul, de relativiser. Au bout du compte, je me rends compte que certaines tâches ne sont même plus utiles, que je peux les supprimer. Je me rends également compte que je peux demander de l’aide à certaines personnes et essayer d’en déléguer et prendre le temps pour ce qui est vraiment urgent et important.


Je suis du coup plus efficace et mon niveau de stress diminue de manière importante.

Et en effet, le dernier élément bénéfique de cette matrice, et pas le moindre, c’est qu’il libère l’esprit! Fini le flow incessant de pensées qui me stresse et qui peut même m’empêcher de dormir.


J’espère que cet outil va vous aider pour gérer les situations, les projets complexes. Comme je l’ai dit c’est un allié important pour mieux gérer les priorités tant du quotidien que de la vie professionnelle.

Il existe bien d’autres trucs et astuces pour gérer le stress. Promis, j’en parlerai prochainement également.


Entre temps, si le stress fait parti de votre quotidien et que vous souhaitez un coup de main pour apprendre à mieux le gérer, n’hésitez pas à me contacter.



Si tu le souhaites, j'ai également fait un workshop live sur ce thème. C'est par ici! 

AMELIE TRANSITION COACH

Bruxelles

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