Quelques conseils essentiels pour réussir sa reconversion pro


La semaine passée, nous abordions la reconversion professionnelle et plus précisément cette fameuse question qui revient souvent en coaching « Je veux changer mais pour quoi faire ? ». Vous aviez commencé à vous mettre dans le bon état d’esprit, à identifier vos valeurs clés et à lister un grand nombre de métiers que vous aimeriez exercer. Vous ne l’avez pas fait ? Vous n’avez pas eu le temps ? No stress. Faites ce travail quand vous en aurez envie mais fixez-vous un moment, sinon vous risquez de le reporter encore et encore ! Si vous avez commencé mais que vous n’avez pas fini, rien de plus normal. C’est un gros dossier 😉 Planifiez un peu de temps cette semaine (pendant le lunch, le soir, …) pour le finaliser. Pour ceux qui ont déjà fini, posez-vous ! Prenez du recul pour pousser encore votre réflexion un cran plus haut et soyez créatif !


Cette semaine, j’ai décidé de ne pas poursuivre la méthode d’identification du métier de vos rêves. Premièrement, je ne voulais pas vous mettre sous pression. Lister vos valeurs clés et les 25 métiers peuvent prendre du temps. Je vous l’ai dit, voyez ça comme un jeu, un terrain pour vous amuser, vous réinventer. Deuxièmement, la reconversion professionnelle est souvent présentée de manière simpliste et idyllique. Certaines personnes imaginent qu’il est possible de plaquer du jour au lendemain leur métier. Que leur simple volonté suffira à les faire réussir. Il y a de fortes chances que ces personnes n’arrivent pas à en vivre et doivent donc y renoncer. Il es important aujourd’hui de vous donner une image réaliste de la reconversion et de maximiser vos chances de réussite en agissant par étapes réfléchies.

  1. Trouvez le métier qui vous procurera de l’énergie, qui fera sens pour vous, qui, développera votre potentiel (vos compétence), qui vous passionnera. Je parle du métier mais cela pourrait être les métiers. Nous avons commencé à travailler sur ce point dans le dernier article.

  2. Identifiez comment décliner ce métier sous forme de service et/ou de produit. Ce n’est pas tout de dire que vous voulez, par exemple, vous lancer comme décorateur d’intérieur. Souhaitez-vous faire de la consultance en entreprise ? Chez des privés ? Souhaitez-vous ouvrir un magasin ? Devenir importateur d’une marque ? Listez toutes les possibilités et identifiez celles qui vous font vibrer.

  3. Discutez de l’idée avec votre entourage/vos mentors. Comment vous perçoivent-ils dans ce nouveau métier? Que pensent-t-ils de votre service et/ou votre produit ? Nous avons déjà souligné à quel point bien choisir votre entourage est important. C’est votre arme secrète (voir article). Soyez donc ouvert aux feedbacks et rebondissez pour faire évoluer vos idées.

  4. Une fois, le produit/le service clairement identifié, faites une étude du marché. Qui sont mes concurrents ? Qu’est-ce qui existe déjà sur le marché ? En quoi mon service/produit est-t-il différent (c’est ce qu’on appelle le « Unique Selling Proposition » ou « USP ») ? A qui je m’adresse (ma cible) ? Ne bâclez pas cette étape. Beaucoup d’informations peuvent en ressortir et vous aider à mieux comprendre votre cible, à lui offrir un produit/service qui lui convienne et à identifier les moyens de communication à utiliser et le tone of voice adapté.

  5. Faites un plan financier réaliste sur 24 mois au moins. Pas trop alarmiste mais pas trop positif non plus 😉 Cela vous aidera à quantifier le nombre de produits/heures de service à vendre/réaliser par mois et à vérifier la viabilité de votre projet.

Tout le long de votre démarche, faites-vous accompagner par votre entourage et par des organismes extérieurs ! Il en existe de nombreux qui vous proposent leurs services tant pour les lancements d’entreprise que les reconversions professionnelles ! Certains offrent du coaching, d’autres un encadrement financier, d’autres encore une sécurité financière si vous êtes au chômage. Alors, toquer aux portes de ces organismes et voyez lequel est le mieux adapté pour vous lancer en toute sécurité. Si vous souhaitez une liste (non exhaustive) sur Bruxelles et alentours, envoyez-moi un mail.


Il est important également durant ces étapes d’accepter de revoir vos plans pour peut-être aller dans une direction différente mais plus forte (sens, passion, finances) ! Soyez ouverts aux opportunités.


J’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter cette précieuse ouverture :

Quand j’ai commencé ma route pour trouver un nouveau métier qui avait plus de sens et qui respectait mes valeurs, je voulais me lancer comme sage-femme. Je me suis beaucoup renseignée sur le métier, sur les différents débouchés, sur les éventuels subsides, je suis rentrée en contact avec différentes sages-femmes, avec des écoles, j’ai énormément discuté de ce sujet avec mon mari. J’ai dû en venir au constat que cette reconversion-là n’était pas possible pour moi, pour ma famille, etc. Mais au lieu de baisser les bras, je me suis demandée si je voulais devenir doula, ce qui n’était pas mon cas. Alors je me suis dit pourquoi pas ouvrir un centre autour de la parentalité et de l’enfance. Mais je n’y trouvais pas ma place (à part faire la gestion administrative). Et puis un jour, en balade, l’idée de devenir coach est apparue et ce fut une évidence. Mais vivre de ce métier me paraissait un peu utopique. J’ai donc cherché un second métier dit « alimentaire ». Mon entourage m’encourageait à me lancer en tant que consultante en marketing vu mon expérience mais je sentais que ce n’était pas la bonne route. Et un jour, j’ai vu une annonce pour devenir consultante dans une petite firme de recrutement et j’ai postulé. Un peu par hasard. La plupart des gens ont essayé de me faire changer d’avis : Tu sais ce n’est pas un métier reluisant ! Fais attention à ton équilibre vie pro et privée ! Les chasseurs de tête, ce sont des mangeurs de talents, etc. Pourtant mon intuition me disait de prendre ce chemin d’autant plus que je trouvais que les métiers de coach et de chasseur de talent me paraissaient déjà tellement liés. Selon le sens que je leur donne, ces deux professions permettent d’aider les gens à trouver leur (s)talent(s) (privé(s) et professionnel(s)) et le déployer. Aujourd’hui,je suis coach certifié et consultante dans le recrutement. Si on m’avait dit cela il y a quelques années, jamais je ne l’aurais cru !


Dernier point que j’aimerais partager avec vous : une reconversion ne signifie pas toujours couper les ponts avec son ancien métier. La reconversion est souvent liée à un problème de sens, d’utilité. Vous pouviez être comptable dans une grosse boite et puis décider de vous lancez dans l’encadrement financière des start-up ! Il s’agit pour moi d’une reconversion car ce sont deux métiers différents en soi mais avec une base commune. Ne voyez donc pas tout blanc ou tout noir ! Faire un bilan des compétences peut aussi être un exercice intéressant pour identifier celles qui vous procurent aujourd’hui du plaisir, de l’énergie et pour voir comment les utiliser à bon escient.


Cette semaine donc pas de nouveaux outils ! Si la reconversion est une option pour vous, je vous encourage vivement à utiliser les 3 outils présentés la semaine passée. C’est une base importante pour la suite. Commencez aussi à définir qui fera partie de votre entourage afin de vous booster, vous encourager et vous donner des feedbacks constructifs. Commencez à vous renseigner sur des qui pourraient vous accompagner! Soyez ouverts d’esprit et restez positifs quoiqu’il se passe !


Si vous voulez aller plus loin dans les outils présentés, trouver les bonnes modalités pour les mettre en pratique, c’est précisément mon métier! N’hésitez pas à me contacter.

Je vous souhaite une belle semaine.

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AMELIE TRANSITION COACH

Bruxelles

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